![]() |
Le 24 janvier 2005, à 11 heures, 3 minutes et 7 secondes heure locale, le maxi catamaran Orange II franchit la ligne de départ, un trait imaginaire tendu entre Ouessant et le Cap Lizard. 2005 marque le centenaire de la mort de Jules Verne. Orange II est une bête de concours, conçu pour la vitesse au long cours : 36,80 mètre de long, 18 mètres de large, des coques hautes et effilées propres à fendre la vague, et un mât-aile de 45 mètres pour 1100m2 de voilure au portant.
« Orange II présente la synthèse de tout ce que nous avons appris sur les grands bateaux de course depuis dix ans, résume Gilles Ollier, l’un des concepteurs du catamaran Orange II a été conçu par Gilles Ollier et construit au chantier Multiplast de Vannes., les connaissances acquises nous permettraient de construire la coque d’un bateau de 60 mètres, deux fois plus long que celui-là, mais l’équipement doit suivre et l’équipage rester maître de la machine.
» La grand-voile d’Orange II pèse 600 kilos, l’effort sur l’écoute de grand-voile est de 22 tonnes. Bruno Peyron sait son bateau très grand, très lourd et très toilé.
« Il faut toujours garder une lucidité totale par rapport au potentiel de puissance que nous avons entre les mains », estime-t-il. Les quatorze équipiers doublent le cap Horn par une nuit opaque, le 26 février, à 23 h 32 (GMT), et pulvérisent au passage tous les temps intermédiaires : Ouessant – Cap Horn en 32 jours 13 heures et 29 minutes ; Tasmanie – Cap Horn en 8 jours, 18 heures et 6 minutes ; Cap de Bonne Espérance – Cap Horn en 18 jours, 8 heures et 8 minutes ; Cap Leeuwin – Cap Horn en 10 jours, 23 heures et 35 minutes. total :50 jours, 16heures, 20 minutes et 4 secondes.
Kersauson salue publiquement la performance de son concurrent et partage sa fierté : « La barre des cinquante jours est maintenant toute proche. Aucun autre sport mécanique ne peut s’enorgueillir d’une telle progression, chaque génération de bateaux repoussant les limites encore plus loin. De ce Trophée Jules Verne, qui reste la référence absolue de l’engagement humain et technique, Bruno Peyron vient d’écrire, pour la troisième fois, un chapitre magnifique. »