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1997     SPORT-ELEC   

SPORT-ELEC en avril 1993 79 jours 6 heures 15minutes



Description

Kersauson court contre le temps du record d'ENZA de 1994. Depuis la descente de l’Atlantique sud, la météo a bien alterné les calmes, les vents contraires et les grains violents, mais aucun phénomène majeur n’a entravé la progression du trimaran. La vitesse moyenne de Sport-Elec est restée constante : entre 18 et 20 nœuds. Une dépression d’origine tropicale lui barre bientôt la route. Il faut plonger au sud pour éviter la tempête qui menace d’être violente. Choisir de la contourner par le nord, rallongerait considérablement le parcours et reviendrait à renoncer au trophée.
Bob Rice est formel, il ne reste plus qu’une solution, « aller à la glace ».
« C’est hallucinant, parfois on a l’impression qu’ENZA est là derrière nous, dit Kersauson, puis on se rend compte qu’on est seul, loin de tout, au milieu de la plus grande étendue déserte du monde.
Et dans un champ de mines, ou plutôt d’icebergs. »
Dans la nuit du 24 avril, le trimaran double le Horn, en avance de 33 heures sur son concurrent virtuel. Le bateau, dans l’axe de la mer et du vent, glisse à 26 nœuds.
L’arrivée est laborieuse. Pas de dernière ligne droite pour Sport-Elec mais des bords jusqu’à Ouessant où le courant descendant d’une marée de vive-eau accueille le trimaran. Les équipiers de Sport-Elec franchissent la ligne d’arrivée le matin 19 mai 1997, à 8 heures 59 minutes et 39 secondes, dans 15 nœuds (27 km/h) de vent. Le Trophée Jules Verne est à eux